La fougue, l’inexpérience et le manque de contrôle caractérisent particulièrement les jeunes conducteurs sur les routes et c’est à l’origine de statistiques assez alarmantes en matière d’accidents de circulation. Assurer les jeunes conducteurs n’est donc pas une mince affaire pour les assureurs et il leur faut imposer une contrepartie onéreuse pour couvrir tous les risques. Qu’est-ce qui leur est proposé au jeune conducteur ?

 

L’assurance jeune conducteur est plus élevée

Avec un rapport de 1 sur 5 de décès survenus dans les accidents impliquant des conducteurs novices et une proportion considérable de conducteurs âgés entre 15 et 29 ans concernés par les accidentés mortels, il n’est pas étonnant que les compagnies d’assurance prennent plus de mesure pour assurer cette catégorie de conducteurs. Cette mesure est à un point que les assureurs lui ont prévu la surprime lors de la souscription d’une assurance auto. Elle passe de 100 %, à 50 %, à 25 % puis à 0 % entre la première et la quatrième année pour le jeune conducteur qui n’est jamais pris en faute dans le cas de l’occurrence d’accidents pendant toute cette période. Elle démarre à 50 % pour tout jeune conducteur ayant suivi une conduite accompagnée. Le public concerné est constitué des conducteurs qui n’ont jamais souscrit à une assurance auto et de ceux dont le permis de conduire a moins de 3 ans.

 

Astuces pour s’assurer sans se ruiner

Pour réduire au maximum la charge d’assurance qui est prévue pour lui, le conducteur novice peut jouer sur deux paramètres. Le premier est le cursus d’apprentissage qui débouche sur l’obtention du permis de conduire pour le cas où il est encore dans le projet de passer le permis puis d’acheter une voiture. Les assureurs considèrent que le cursus AAC, c’est-à-dire la conduite accompagnée, est de nature à produire des conducteurs plus habiles et plus responsables et estiment donc que de tels candidats ont 5 fois moins de risque d’accident. Cela vaudra à ces derniers d’obtenir des assureurs un tarif allégé. Le second est la valeur du véhicule qu’il souhaite assurer. Moins élevée sa valeur est compte tenu de la puissance de sa motorisation et de son standing, moins important sera le coût de l’assurance pour le jeune conducteur. En cas de sinistre, le mieux est de procéder à un règlement à l’amiable car une fois l’assurance informée, du malus sera appliqué et la régression de la surprime remise en cause.

 

Gérer le coût avec des choix malins

Savez-vous qu’il existe des compagnies d’assurance qui proposent des contrats spécifiques destinés aux jeunes conducteurs ? Par ailleurs, il y a l’assurance au kilomètre qui est particulièrement avantageuse pour le conducteur qui ne prend pas la route très souvent. Au lieu de prendre une assurance tous risques avec une voiture de faible valeur, une assurance au tiers sera suffisante. Elle comprend d’ailleurs déjà le minimum légal et même avec ce minimum, il est encore possible de se faire accorder des garanties supplémentaires et d’ajuster le montant des franchises à condition que la voiture est utilisée régulièrement. Dans tous les cas, une négociation dans ce domaine ne peut que déboucher sur une situation où le jeune conducteur et l’assureur trouvent respectivement leur compte. Une autre façon d’éviter une assurance trop onéreuse consiste à se déclarer comme conducteur secondaire de la voiture qu’on veut assurer du moment qu’on ne va l’utiliser qu’à titre secondaire.

L’introduction du jeune conducteur dans l’expérience de la possession d’un véhicule est normalement coûteuse. Toutefois, des possibilités existent pour s’alléger un peu de la lourde contrepartie des garanties obtenues. Ca peut être offrir une plus grande confiance à l’assureur en optant au préalable pour la conduite accompagnée. Ca peut être renoncer à certains avantages comme le standing de la voiture ou une partie de son utilisation.